Les vertus de la Sourate Al-Fatiha

Les vertus d'Al-Fatiha

Il existe de nombreux hadiths décrivant les vertus de la sourate Al-Fatiha. En voici quelques-uns.

Cet article est tiré de notre livre : Tafsir Sourate Al-Fatiha – L’Exégèse de la Sourate « L’Ouverture »:

  1. D’après Abu Hurayra (qu’Allah l’agrée), le Prophète (paix sur lui) a dit :

« Allah a certes dit :

“J’ai divisé la prière entre Moi et Mon serviteur en deux parties et Mon serviteur a ce qu’il demande.”

Ainsi lorsque le serviteur dit : “Toutes les louanges appartiennent à Allah, Seigneur des Mondes”, Allah dit : “Mon serviteur M’a loué.”

Lorsqu’il dit : “Le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux”, Allah dit : “Mon serviteur M’a glorifié.”

Puis, quand il dit : “Maître du Jour de la Rétribution”, Allah dit : “Mon serviteur M’a honoré.”

Lorsqu’il dit : “C’est Toi seul que nous adorons et c’est de Toi seul dont nous implorons le secours”, Allah dit : “Cela est entre Moi et Mon serviteur et Mon serviteur a ce qu’il demande.”

Puis, quand il dit : “Guide-nous vers le Chemin droit, le chemin de ceux que tu as comblés de Tes faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère ni des égarés”, Allah dit : “Cela est pour Mon serviteur et Mon serviteur a ce qu’il demande.” »[1]

  • D’après Abu Hurayrah, Le Prophète (paix sur lui) a dit :

« [La sourate commençant par] “Toutes les louanges appartiennent à Allah, Seigneur des mondes” est la Mère du Coran, la Mère du Livre, Les Sept que l’on répète et le Coran Grandiose. »[2]

  • Abu Hurayrah rapporte encore :

« Le Prophète (paix sur lui) appela Ubayy ibn Ka’b alors que celui-ci était en train de prier dans la mosquée :

“Ô Ubayy !” Ubayy tourna sa tête vers lui, mais ne répondit pas.

Le Prophète (paix sur lui) l’appela à nouveau en disant : “Ô Ubayy !”

Alors Ubayy raccourcit sa prière, se dirigea vers le Prophète (paix sur lui) et dit : “As-Salam ‘Aleykoum, ô Messager d’Allah.”

Le Prophète (paix sur lui) lui répondit : “Wa ‘Alaykoum as-salam. Qu’est-ce qui t’a empêché de me répondre lorsque je t’ai appelé ?”

Ubayy répondit : “Ô Messager d’Allah, j’étais en train de prier !”

Il (paix sur lui) dit : “Allah n’a-t-Il pas dit :

‘… Répondez à Allah et à Son Messager lorsqu’il vous appelle à ce qui vous donne la vie.’”[3]

Ubayy répondit : “Oui, ô Messager d’Allah ! Je ne recommencerai plus.”

Le Messager d’Allah (paix sur lui) lui demanda : “Voudrais-tu que je t’enseigne une sourate qui n’a son pareil ni dans la Torah, ni dans l’Injil, ni dans le Zabûr, ni dans le Coran ?”

Il répondit : “Oui, ô Messager d’Allah.”

Le Prophète (paix sur lui) dit : “J’espère que tu ne franchiras pas cette porte avant de la connaître.”

Ubayy a dit : “Ensuite, il me prit par la main et me parla alors que je ralentissais [ma démarche] de peur que l’on atteigne la porte avant qu’il ait fini de parler. Lorsque nous l’avons atteint, je lui ai demandé :

‘Quelle est la sourate que tu m’as promise, Ô Messager d’Allah ?’

Il répondit : ‘Quelle est la sourate que tu récites en prière ?’

Alors j’ai récité la Mère du Coran jusqu’à ce qu’il me dise : ‘Par Celui qui possède mon âme dans Sa main, Allah n’a rien révélé de semblable dans la Torah, l’Injil, le Zabur et le Coran. Elle est les Sept versets que l’on répète.’” »[4]

Chercher refuge auprès d'Allah

  • Abu Sa’d ibn Al-Mu’alla rapporte quant à lui :

« Le Prophète (paix sur lui) m’appela alors que je priais dans la mosquée, mais je ne lui répondis pas avant d’avoir complété ma prière. J’allai à lui et il me demanda :

“Qu’est-ce qui t’a empêché de venir à moi ?”

Je répondis : “J’étais en train de prier Ô Messager d’Allah.”

Il (paix sur lui) dit : “Allah n’a-t-Il pas dit :

‘… Répondez à Allah et à Son Messager lorsqu’il vous appelle à ce qui vous donne la vie.’”[5]

Puis il continua en me disant : “Je vais t’enseigner la plus grande sourate du Coran avant que tu ne quittes la mosquée.”

Il prit ensuite ma main et lorsqu’il s’apprêta à quitter la mosquée, je lui ai demandé : “N’as-tu pas dit que tu m’enseignerais la plus grande sourate du Coran ?”

Il répondit : “Oui. C’est ‘Toutes les louanges appartiennent à Allah.’ Il s’agit des Sept versets que l’on répète et du Coran grandiose qui m’a été donné.”»[6]

  • Ibn ‘Abbas rapporte :

« Alors que le Messager d’Allah (paix sur lui) était assis avec Gabriel, il entendit un bruit de craquement au-dessus de lui. Gabriel leva alors les yeux et dit : “Il s’agit d’une porte qui a été ouverte au Paradis aujourd’hui et qui n’avait jamais été ouverte auparavant.”

Puis, un ange descendit à travers elle et alla jusqu’au Prophète (paix sur lui) pour lui dire :

“Réjouis-toi donc de la bonne annonce de deux lumières qui t’ont été données et dont aucun Prophète avant toi n’a reçu de semblables : la sourate Al-Fatiha et les [deux] derniers versets de la sourate Al-Baqarah. Tu ne réciteras plus jamais un mot issu d’elles sans bénéficier des bénédictions qu’elles contiennent.” »[7]

Ce hadith a conduit certains savants à suggérer que Gabriel n’a pas transmis la révélation de la sourate Al-Fatiha et des deux derniers versets de la sourate Al-Baqarah, mais que c’était plutôt l’ange mentionné dans ce hadith qui s’en était chargé.

Cependant, l’opinion correcte consiste à dire que Gabriel a bien transmis la révélation de ces versets, car Allah l’a chargé de transmettre l’intégralité du Coran au Prophète (paix sur lui). L’ange mentionné dans ce hadith est seulement venu communiquer la récompense de ces versets.[8]

  • Anas rapporte quant à lui que le Prophète (paix sur lui) a dit :

« Voulez-vous que je vous informe de la plus noble et excellente partie du Coran ? »

Il récita ensuite : « Toutes les louanges appartiennent à Allah, Seigneur des mondes. »[9]

Mujahid a dit : « Lorsque cette sourate fut révélée, elle pesa lourd sur Iblis qui laissa échapper un gémissement de complainte retentissant. Quiconque réagit de la sorte mérite d’être maudit. ».[10]

Source

Tafsir Sourate Al-Fatiha – L’Exégèse de la Sourate « L’Ouverture »


[1] Rapporté par Muslim

[2] Rapporté par Al-Tirmidhi. Authentifié par Al-Albani.

[3] Sourate Le Butin, verset 24

[4] Rapporté par Ahmad. Authentifié par Al-Albani.

[5] Sourate Le Butin, verset 24

[6] Rapporté par Al-Boukhari & Ahmad sous cette formulation.

[7] Rapporté par Muslim

[8] Al-Qurtubi

[9] Rapporté par Al-Nasa’i. Authentifié par Al-Hakim & Ibn Hibban.

[10] Al-Suyuti

 

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