Les mérites du savoir

L’article suivant expose les mérites du savoir.

Article tiré de notre livre Les Secrets des Adorations – Éditions Muslimlife

Allah a certes dit[1] :

« Dis : “Sont-ils égaux, ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ?” »[2]

« Allah élèvera en degrés ceux d’entre vous qui auront cru et ceux qui auront reçu le savoir. »[3]

Dans son commentaire du verset, Ibn ‘Abbâs a quant à lui dit :

« Les savants dépassent de sept cents degrés les simples croyants. La distance entre chaque degré équivaut à cinq cents ans de marche. »

Allah a certes dit :

« Parmi Ses serviteurs, seuls les savants craignent Allah. »[4]

Mu‘âwiyah ibn Abî Sufyân rapporte qu’il a entendu le Messager d’Allah (paix et bénédictions sur lui) dire :

« Celui auquel Allah veut du bien, il lui accorde une bonne compréhension de la religion. »[5]

Abû Umâmah rapporte le récit suivant :

« Deux hommes furent mentionnés devant le Messager d’Allah (paix et bénédictions sur lui) : un dévot et un savant.

Le Messager d’Allah (paix et bénédictions sur lui) dit alors :

“Le mérite du savant sur le dévot est tel mon mérite sur le plus simple d’entre vous.”

Puis, il ajouta (paix et bénédictions sur lui) :

“Certes, Allah, Ses Anges, les habitants des cieux et de la terre, même la fourmi dans son trou et le poisson, prient sur ceux qui enseignent le bien aux gens.” »[6]

Dans un autre hadith, le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit :

« La supériorité du savant sur le dévot est semblable à celle de la pleine lune sur tous les astres. Les savants sont les héritiers des Prophètes. Ces derniers n’ont laissé pour héritage ni dinars ni dirhams, mais plutôt le savoir. Celui qui l’acquiert aura obtenu une grande part. »[7]

D’après Safwân ibn ‘Asâl, le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit :

« Les Anges abaissent leurs ailes avec humilité face à celui qui recherche le savoir, par estime pour ce qu’il recherche. »[8]

Dans son commentaire de ce hadith, al-Khattâbî a dit :

« Il existe trois avis différents concernant le sens du passage “Les Anges abaissent leurs ailes” :

Le premier : l’abaissement tangible des ailes

Le deuxième : l’humilité en vue d’honorer celui qui recherche le savoir

Le troisième : leur descente, après avoir cessé de voler, pour assister aux assises de savoir. »

Le Secret des Adorations - MuslimLife

D’après Abû Hurayrah, le Messager d’Allah (paix et bénédictions sur lui) a dit :

« Celui qui emprunte un chemin pour acquérir le savoir, Allah lui en facilite un vers le Paradis. »[9]

On rapporte également que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit :

« Celui que la mort emporte alors qu’il est engagé dans la recherche du savoir en vue de revivifier l’Islam, il n’y aura qu’un seul degré entre lui et les Prophètes au Paradis. »[10]

Les récits à ce sujet sont nombreux.

Un sage disait :

« J’aurais souhaité que ceux qui n’ont pas acquis le savoir sachent ce qu’ils manquent, car ceux qui l’ont acquis ont tout gagné. »

Sahl ibn Sa‘d rapporte un hadith attestant également des mérites de l’enseignement. En effet, le Messager d’Allah (paix et bénédictions sur lui) a dit à ‘Alî ibn Abî Tâlib :

« Par Allah, qu’Allah guide un homme à travers toi est meilleur pour toi que de posséder des chamelles rousses. »[11]

Ibn ‘Abbâs a quant à lui dit :

« Chaque être vivant, même le poisson dans la mer, prie Allah pour qu’Il pardonne à celui qui enseigne le bien aux gens. »

On a également rapporté ces propos en les attribuant au Prophète (paix et bénédictions sur lui).[12]

Certains pourraient se demander : « Pourquoi le poisson dans la mer prierait-il Allah pour qu’Il pardonne à celui qui enseigne le bien aux gens ? »

À cette question, on peut répondre que les bienfaits du savoir embrassent toute chose, même le poisson. En effet, les savants connaissent le licite et l’illicite après avoir appris. Ce savoir les pousse à recommander aux gens la bienfaisance envers toute chose, jusqu’à la bête que l’on sacrifie et le poisson. C’est en raison de cela qu’Allah a inspiré à toutes les créatures de demander le pardon pour eux, afin de leur retourner la faveur.

D’après Abû Mûsâ al-Ash‘arî, le Messager d’Allah (paix et bénédictions sur lui) a dit :

« La guidée et le savoir avec lesquels Allah m’a envoyé sont semblables à une pluie abondante tombant sur une terre. Une partie de celle-ci était pure, accepta l’eau et fit pousser une quantité abondante d’herbe et de fourrage. Une autre était stérile, mais retint l’eau, si bien que les gens en profitèrent : ils en burent, abreuvèrent leurs bêtes et irriguèrent leurs champs. Une troisième fut aride, ne retenant pas l’eau et ne laissant pousser aucune végétation. C’est là l’exemple de celui qui s’instruit dans la Religion d’Allah et tire profit de ce avec quoi Allah m’a envoyé, en l’apprenant et l’enseignant, ainsi que de celui qui ne s’en soucie aucunement et n’accepte pas la Guidée d’Allah avec laquelle j’ai été envoyé. »[13]

Observe, qu’Allah te couvre de Sa Miséricorde, comment ce hadith illustre la situation des gens. Ainsi, les juristes doués de compréhension sont comme la terre qui accepte l’eau de la pluie puis produit une végétation abondante, car ils ont appris, compris, déduit et enseigné aux autres. En revanche, les savants du hadith, qui agissent en tant que transmetteurs sans bénéficier de la bénédiction de la compréhension, sont à l’image de la terre stérile qui retient l’eau. Les autres profitent du savoir qu’ils possèdent. Quant à ceux qui ont écouté sans apprendre ni mémoriser, il s’agit des gens du commun, les ignorants.

Al-Hasan al-Basrî a dit :

« Sans les savants, les gens deviendraient comme des animaux. »

Mu‘âdh ibn Jabal a quant à lui dit :

« Apprenez le savoir, car l’apprendre pour Allah relève de la piété ; le demander constitue un acte d’adoration ; l’étudier, une glorification d’Allah ; le rechercher, un jihad ; l’enseigner à ceux qui ne le connaissent pas, une aumône ; et l’offrir à ceux qui le méritent, un moyen de se rapprocher d’Allah. Le savoir est un compagnon en temps de solitude et une présence dans l’isolement. »[14]

Ka‘b a dit :

« Allah a certes révélé au Prophète Moïse (paix sur lui)  :

“Ô Moïse, apprends le bien et enseigne-le aux gens, car j’illuminerai les tombes de ceux qui l’apprennent et l’enseignent, afin qu’ils n’y ressentent aucune solitude.” »

Article tiré de notre livre Les Secrets des Adorations – Éditions Muslimlife

Notes

[1] Traduction rapprochée du sens des versets.

[2] Sourate 39 : Les Groupes, verset 9.

[3] Sourate 58 : La Discussion, verset 11.

[4] Sourate 35 : Le Créateur, verset 28.

[5] Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.

[6] Rapporté par al-Tirmidhî. Authentifié par al-Albânî.

[7] Rapporté par al-Tirmidhî. Authentifié par al-Albânî.

[8] Rapporté par al-Tirmidhî. Authentifié par al-Albânî.

[9] Rapporté par Muslim.

[10] Rapporté par al-Dâramî. Jugé faible.

[11] Rapporté par al-Bukhârî et Muslim. Les chamelles rousses mentionnées dans le hadith étaient considérées par les Arabes comme les biens les plus précieux. Ils les prenaient en exemple pour signifier qu’une chose était inestimable et que rien ne lui était meilleur.

[12] Rapporté par al-Tirmidhî. Authentifié par al-Albânî.

[13] Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.

[14] Certains attribuent cette parole au Prophète (paix et bénédictions sur lui), mais cela n’a pas été prouvé de manière authentique. En fait, le récit attribué à Mu‘âdh est également jugé faible.

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