Les différents aspects de la confiance en Allah (tawakkul)

Le terme arabe tawakkul (le fait de s’en remettre à) vient d’al-wakâla (le fait de déléguer). On dit qu’un tel confie son affaire à untel, pour dire qu’il la lui délègue. Il s’en remet donc à lui pour cela.

Article tiré de notre livre La Confiance en Allah – Éditions Muslimlife

Le tawakkul exprime donc la confiance qu’on place en la personne à qui l’on délègue. On ne place sa confiance que chez ceux chez qui on constate les qualités suivantes : la bonté, la capacité et le jugement sain.

Ayant compris cela, on peut alors faire l’analogie suivante au sujet de la confiance en Allah. Si tu as admis qu’Allah Seul agit, et que tu crois que Sa Science, Sa Puissance et Sa Miséricorde sont parfaites, que tu sais qu’il n’existe aucune puissance, science ou compassion au-delà des Siennes, alors inévitablement ton cœur s’en remettra totalement à Lui Seul. Dans ce cas, jamais tu ne porteras pas ton attention sur un autre que Lui.

En revanche, si l’état d’âme diffère de ce qui vient d’être mentionné, cela est dû à deux raisons :

  • ta conviction dans les points susmentionnés est faible ;
  • ton cœur manque de résolution, car la peur le domine.

Les idées fausses tenaces te troublent et désorientent ton cœur. Elles s’y installent durablement et le soumettent. Cela peut survenir sans qu’il y ait de faille dans ta conviction. On peut comprendre, par exemple, que celui qui confond le miel avec les excréments refuse tout naturellement d’en prendre. Il en est de même de l’homme sensé qui refuserait par instinct de passer la nuit dans une tombe avec un mort, ou de se coucher près de lui, ou même dans la même pièce. Il sait pourtant qu’il s’agit d’un corps inanimé, semblable aux autres choses inertes, desquelles il ne fuit pas. Cela provient simplement de la peur ancrée en lui.

Il s’agit d’une faiblesse qui épargne peu de gens. Cette peur peut grandir dans l’âme jusqu’à devenir une maladie. Certains craignent de passer la nuit seuls chez eux, alors que leur porte est solidement verrouillée.

Il faut donc savoir que la confiance en Allah n’est possible que lorsque deux forces se réunissent : celle de l’âme et celle de la certitude.

Maintenant que tu as compris le sens et l’état d’âme généré par la confiance en Allah, tu dois désormais savoir que la force ou la faiblesse dans cette confiance se répartissent en trois degrés.

La confiance en Allah - MuslimLife

Les degrés du tawakkul

Le premier degré concerne ce que nous avons mentionné plus haut. Il s’agit du cas de celui qui s’en remet à la Bienveillance et à la Protection d’Allah. La confiance de ce dernier est semblable à celle qu’il accorde à un garant.

Le deuxième degré surpasse le précédent. Il consiste à adopter la même attitude face à Allah que celle de l’enfant vis-à-vis de sa mère. Il n’a d’yeux que pour elle, et n’a pas d’autre refuge et soutien qu’elle. Si un mal le touche, sa première pensée est pour sa mère, et son premier appel est : « Mère ! »

Celui qui a pris Allah pour Divinité, en fait sa préoccupation, et cherche Son Soutien, s’en remet à Lui comme l’enfant s’en remet à sa mère. C’est de cette manière qu’il place réellement sa confiance en Allah.

Il existe une différence entre ce degré et celui qui précède. Elle réside dans le fait que celui qui atteint le second degré parvient à l’anéantissement de son ego dans la confiance en Allah. Absorbé dans cette confiance, il ne détourne pas son attention vers un autre que Lui.

Quant à celui qui parvient au premier degré, sa confiance est en lien avec la chose mandatée et ce qu’elle lui rapporte. Elle n’atteint pas le degré de l’abandon de soi, mais reste attachée à son objet. Son attention est détournée et n’est alors pas exclusivement orientée vers Allah, à qui il s’en remet.

Le troisième degré de tawakkul est le plus élevé. Il s’agit de l’attitude de celui qui, face à Allah, est tel le mort entre les mains de celui qui accomplit le lavage mortuaire. La seule chose le séparant de cet état est qu’il n’est pas mort.

Il existe une différence entre l’attitude du mort et celle de l’enfant avec sa mère. L’enfant, quant à lui, court pour se réfugier auprès de cette dernière, il l’appelle et s’accroche à ses jupons.

Ces trois attitudes se retrouvent chez la plupart des gens. La constance reste cependant rare, en particulier pour le troisième degré.

Article tiré de notre livre La Confiance en Allah – Éditions Muslimlife

Cet article vous a plu ? Découvrez nos livres :

E-book offert

Ne partez pas sans télécharger votre e-book offert que vous pourrez consulter sur votre ordinateur, votre tablette ou votre smartphone. 

Qu’Allah fasse que cet ouvrage soit bénéfique au plus grand nombre !

Nous utilisons des cookies pour améliorer votre expérience sur notre site. En continuant votre navigation, vous acceptez notre utilisation des cookies. Pour en savoir plus et gérer vos préférences, consultez notre Politique de Confidentialité.