Les dangers et les maux de la langue sont nombreux. Ils génèrent une douceur dans le cœur et leurs motivations jaillissent naturellement. Il n’y a aucun autre moyen que le silence de se préserver de ces dangers.
Article tiré de notre livre Les Maladies du Cœur – Éditions Muslimlife
Nous allons d’abord citer les vertus du silence, puis nous continuerons avec la mention détaillée des vices de la langue si Allah le veut.
Sache que le silence apporte de la concentration et vide l’esprit des pensées futiles.
Le Prophète (paix sur lui) a certes dit :
« Celui qui me garantit de préserver ce qui est entre ses deux mâchoires et entre ses deux jambes, je lui garantis le Paradis. »[1]
Il a aussi dit :
« La foi du serviteur ne sera sur la voie droite que lorsque son cœur le sera ; et son cœur ne sera sur la voie droite que lorsque sa langue le sera. »[2]
Dans le hadith de Mu’adh (qu’Allah l’agrée), le Prophète (paix sur lui) a dit en tenant sa langue :
« Retiens ceci. »
Mu’adh a alors dit :
« Ô Messager d’Allah, devrons-nous rendre des comptes pour ce que nous disons ? »
Puis, le Messager d’Allah (paix sur lui) a répondu :
« Que ta mère te perde, ô Mu’adh ! Les gens ne seront-ils pas jetés en Enfer sur leurs visages – ou leurs nez – qu’en raison de ce qu’auront récolté leurs langues ? »[3]
D’après un autre hadith, le Prophète (paix sur lui) a dit :
« Celui qui retient sa langue, Allah cachera ses secrets. »[4]
Ibn Mas’ud (qu’Allah l’agrée) a quant à lui dit :
« Rien n’a plus besoin d’être longtemps enfermé que ma langue. »
Abu Al-Darda (qu’Allah l’agrée) a dit :
« Sois équitable envers tes oreilles comme tu l’es envers ta bouche, car on t’a accordé deux oreilles et une bouche afin que tu écoutes plus que tu ne parles. »
Enfin, Makhlad Ibn Al-Husayn a dit :
« Je n’ai pas dit un mot, depuis cinquante ans, dont j’ai voulu m’excuser par la suite. »
Article tiré de notre livre Les Maladies du Cœur – Éditions Muslimlife
Notes
[1] Rapporté par Al-Boukhari.
[2] Rapporté par Ahmad. Authentifié par Al-Albani.
[3] Rapporté par Ahmad. Authentifié par Al-Albani.
[4] Rapporté par Ibn Abi Al-Dunya. Jugé faible par Al-Albani.
