Nombreuses sont les causes à l’origine de la médisance.
Article tiré du livre Les Maladies du Cœur – Éditions Muslimlife
La première consiste à assouvir sa colère. Une personne peut médire d’une autre en raison de sa colère envers elle.
La deuxième est d’être d’accord avec ses compagnons, flatteur avec ses amis et associés. Le médisant pense qu’ils le fuiront s’il les stoppe alors qu’ils médisent d’un autre. Il se joint donc à eux pour son propre intérêt.
La troisième cause est le désir d’élever son rang en rabaissant les autres, en disant par exemple : « Untel est ignorant, il ne comprend rien. » et ce qui est similaire. Le but visé est d’affirmer son propre mérite et démontrer qu’on est plus savant.
De même, en raison de sa jalousie lorsque les gens font l’éloge d’une personne, l’aiment ou l’honorent, le médisant la rabaisse dans le but de faire disparaître cela.
La quatrième cause se compose du jeu et de la plaisanterie. Le médisant parle des autres afin que les gens se moquent d’eux, au point que certains gagnent leurs vies par cela.
Quant au remède à la médisance, que celui qui médit sache qu’elle apporte la colère et l’aversion d’Allah. De plus, les bonnes œuvres du médisant sont attribuées à la victime. Si le médisant n’a plus de bonnes actions, alors les mauvaises actions de la victime lui seront attribuées. Celui qui prend conscience de cela ne laissera pas sa langue se déchaîner dans la médisance.
Il convient que celui en face de qui la médisance se présente réfléchisse à ses propres défauts et se préoccupe de sa propre réforme. Il doit également se sentir honteux de critiquer les autres alors que lui-même est à critiquer, à l’image de ce qu’un poète a dit :
Si tu critiques les gens pour un défaut que tu possèdes,
Comment le borgne peut-il critiquer les autres ?
Et si tu critiques les gens pour des défauts qu’ils n’ont pas
Alors cela est, auprès d’Allah et des gens, pire encore.
S’il croit être démuni de tout défaut, alors il doit s’occuper par la reconnaissance envers Allah et non se souiller par la plus vile des fautes qu’est la médisance.
Tout comme il déteste que les autres parlent sur lui dans son dos, il doit détester agir de la sorte avec les autres.
Examine donc la cause de cette médisance et efforce-toi de la faire disparaître. En effet, le remède à un défaut consiste à faire disparaître sa cause.
Nous avons cité certaines causes de la médisance. Qu’il guérisse la colère par ce qu’on mentionnera dans le chapitre sur le blâme de la colère. Qu’il remédie à l’approbation qu’il donne à ceux avec qui il s’assoie en sachant qu’Allah se met en colère contre celui qui cherche à plaire aux créatures. En effet, il convient plutôt qu’il se mette en colère envers ses compagnons.
Article tiré du livre Les Maladies du Cœur – Éditions Muslimlife