L’intelligence

l'épreuve un remède pour le croyant

D’après Sahl ibn Sa’d (qu’Allah l’agrée), le Prophète (paix sur lui) a dit :

« Certes, Allah aime la personne au bon comportement et déteste la personne au mauvais comportement. »[1]

Article tiré de notre livre Les Qualités du Croyant – Éditions Muslimlife

Aimer la personne au bon comportement et détester la personne au mauvais comportement constitue l’essence de la sagesse.

L’intelligence est un trésor immense : elle rend l’exil agréable et neutralise la pauvreté. Aucune richesse n’est meilleure qu’elle et la religion d’un individu ne peut être complète sans intelligence.

L’intelligence est de deux types : naturelle et acquise. L’intelligence naturelle est à l’image de la terre ; l’intelligence acquise ressemble à des graines et de l’eau.

Il est impossible pour l’intelligence naturelle d’aboutir à un acte sans l’exposer à l’intelligence acquise. Cela, afin de la réveiller de son sommeil et de la libérer de sa place, tout comme la graine et l’eau extraient ce qui est profondément enraciné dans la terre dans le but de le faire abondamment fleurir.

Ainsi, l’intelligence naturelle enracinée profondément en l’homme est à l’image des racines de l’arbre sous la terre et celle acquise s’affiche à l’exemple des fruits suspendus aux branches de l’arbre.

Muhammad ibn Ishaq ibn Habib al-Wasiti m’a récité ce poème :

J’ai réalisé que l’intelligence avait deux identités :

Apprise et naturelle.

Et l’intelligence acquise n’est d’aucune utilité

Sans la compagnie de l’intelligence naturelle

Tout comme le soleil n’est d’aucun profit

Lorsque pour les regards, ses rayons sont interdits.

Les qualités du croyant - MuslimLife

L’intelligence et le désir sont deux adversaires. L’individu doit donc soutenir sa raison et entraver ses désirs. Ainsi, si deux situations sont ambigües, il doit s’abstenir de ce qui est le plus proche de ses désirs. En agissant ainsi, ses intentions se purifient, puis par l’intelligence et la raison, les consciences se rectifient.

‘Abd Al-‘Aziz ibn Soulayman al-Abrash m’a récité les vers suivants :

Si un homme perfectionne son intelligence, ses affaires se perfectionnent,

Ses bienfaits se perfectionnent et son apparence se perfectionne.

Donc sans intelligence, ses lacunes s’affichent,

Même s’il possède la fortune d’un riche.

L’homme sagace ne démarre pas une conversation à moins qu’on lui pose une question. Il ne débat pas beaucoup, à moins qu’on lui autorise. Il n’est pas prompt à donner une réponse, sauf en cas de certitude.

L’homme sage ne rabaisse personne, car celui qui rabaisse le chef ruine sa vie, celui qui rabaisse le pieu détruit sa foi, celui qui rabaisse son frère abîme sa réputation et celui qui rabaisse les gens du commun retire sa protection.

Al-Muntasr ibn Bilal ibn al-Muntasr al-Ansari m’a récité ces vers :

Ne vois-tu pas que l’intelligence embellit son possesseur

Et qu’on la perfectionne par la longue expérience ?

Et certes, le passé réprimande son détenteur,

Qui s’améliore chaque jour par ses connaissances.

Le doué de sagesse saisit ce qu’il n’a jamais vu en le comparant à ce qu’il a vu. Il assigne ce qu’il n’a pas entendu à ce qu’il a entendu, met côte à côte ses erreurs et ses réussites, applique son passé à ce qu’il reste de sa vie, relie ce qu’il n’a jamais obtenu à ce qu’il a reçu. Il ne s’appuie pas sur l’argent, même dans le besoin, car les biens s’épuisent et s’en vont, alors que l’intelligence prend de la valeur et ne disparaît pas.

Si l’intelligence était un arbre, elle en serait le meilleur genre, tout comme si la patience était un fruit, elle en serait la meilleure espèce. Ce qui augmente l’intelligence rapproche de toutes les formes qu’elle peut prendre et détourne de tout ce qui s’oppose à elle.

Les sages se mélangent aux gens pour l’une de ces deux raisons :

–  pour parler d’une situation au sujet de laquelle ils ont besoin d’attirer l’attention ;

– pour informer l’ignorant d’une chose importante qu’il a besoin de connaître.

L’homme sensé cherche à tirer profit de toutes les formes d’intelligence et tire des leçons de ce qui s’y oppose en toute situation. Le doué d’intelligence ne doit pas flatter l’autre, sauf si ce dernier est capable de supporter la flatterie. Il ne doit pas donner de son attention à quelqu’un, sauf si cette attention est appréciée. Si l’intelligence avait des parents, ce serait la patience et la prudence.

Allah nous a créés pour être de ceux qui possèdent en eux la magnifique présence de l’intelligence. Ainsi, celui qui perfectionne ce bienfait dispose des qualités qui le conduiront à son Seigneur. Certes, il obéit à Allah et accomplit ce qu’Il veut.

Article tiré de notre livre Les Qualités du Croyant – Éditions Muslimlife

Note

[1] Rapporté par Al-Hakim et d’autres sous la formulation : « Allah Le Tout-Puissant, le Vénérable et le Noble aime les cœurs nobles, bons, dotés d’un bon comportement et déteste le mauvais comportement. » Jugé authentique par Al-Albani.

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