Guérir de l’avarice

Aimer Allah requiert d’aimer les obligations qu’Allah aime

Comment guérir de l’avarice ? Le cheikh Ibn Qudâmah livre quelques éléments de réponses précieux dans le texte suivant.

Article tiré du livre La Vie d’Ici-Bas – Éditions Muslimlife

Sache que la source de l’avarice est l’amour des biens.

Or, l’amour des biens est issu de deux causes :

La première est l’amour des plaisirs qu’on ne peut satisfaire que par les biens et les espoirs lointains.

La seconde est l’amour de la source des biens. Certains possèdent ce qui leur est suffisant pour le reste de leur vie, même en petite quantité, mais qui pourtant préfèrent posséder des milliers.

Tu peux voir un vieil homme n’ayant aucun enfant et qui pourtant ne s’acquitte pas de l’aumône ni des autres dépenses obligatoires, même s’il sait très bien que, lorsqu’il mourra, ses biens seront gâchés ou hérités par ses ennemis. Il s’agit d’une maladie dont le remède est difficile à trouver.

Cela est à l’exemple d’un homme aimant quelqu’un, et qui, lorsqu’il rencontre le messager de cette personne, tombe amoureux de ce dernier et en oublie sa personne bien-aimée. Le monde est tel un messager qui permet d’accéder aux besoins vitaux. Cependant, l’homme aime l’argent et oublie ses besoins. Il s’agit là d’un égarement parmi les pires.

L’amour des plaisirs se guérit certes par le contentement et la patience. Les espoirs lointains disparaissent par les rappels fréquents de la mort.

Les préoccupations au sujet de l’enfant se traitent en se rappelant que Celui qui l’a créé a également créé sa subsistance. De plus, combien de ceux n’ayant hérité de rien sont dans une meilleure situation que ceux ayant hérité ?

Il convient d’être prudent avec le fait de laisser le bien à sa descendance puis se trouver face à Allah avec le mal. Si l’enfant est vertueux, alors Allah prendra soin de lui. Si l’enfant est mauvais, on ne devra rien lui laisser de ce qui pourrait l’aider dans la désobéissance.

L’enfant doit régulièrement entendre ce que nous avons mentionné à propos du blâme de l’avarice et de l’éloge de la générosité.

Sache que si la quantité de choses aimées augmente, la quantité de désastres liés à leur perte augmentera également.

Quiconque prend conscience du danger et de la faille des biens s’en détachera.

Quiconque se suffit à prendre ce qui remplit ses besoins et s’en tient à cela n’est pas un avare.

Et Allah sait mieux.

Article tiré du livre La Vie d’Ici-Bas – Éditions Muslimlife

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