Le croyant doit aimer ce qu’Allah aime, détester ce qu’Il déteste et se satisfaire de ce qu’Il lui a destiné.
Article tiré du Livre de l’Amour – Éditions Muslimlife
Ainsi, les savants s’accordent sur le fait qu’il est obligatoire de se satisfaire des ordres d’Allah et de Son Messager (paix et bénédictions sur lui). Il n’est pas permis de détester les obligations religieuses ou d’être en colère contre elles.
Les aimer est obligatoire, car on doit :
- détester ce qu’Allah déteste,
- se mettre en colère au sujet de ce qui Le met en colère,
- et se satisfaire de ce qui Le satisfait.
Les savants ont cependant divergé au sujet du fait de se montrer satisfait de la douleur, de la maladie et de la pauvreté qu’Allah a décrété pour Ses serviteurs.
Certains savants affirment que cela est obligatoire, alors que d’autres disent que cela est recommandé, ce qui est l’opinion la plus forte.
L’imam Ahmad et ses partisans tiennent ces deux positions.
Cependant, pour ce qui est de la patience, son caractère obligatoire ne fait aucun débat.
Allah a dit :
« Il en est parmi eux qui te critiquent au sujet des aumônes : s’il leur en est donné, les voilà contents ; mais s’il ne leur en est pas donné, les voilà pleins de rancœur. S’ils s’étaient contentés de ce qu’Allah leur avait donné ainsi que Son Messager et avaient dit : “Allah nous suffit. Bientôt Allah nous accordera Sa faveur de même que Son Messager ! C’est vers Allah que va tout notre désir.” »[1]
Donc parmi les hypocrites se trouvaient ceux qui se mettaient en colère lorsqu’Allah et Son Messager ne leur donnaient pas de présents, et Allah les a encouragés à se satisfaire de ce qu’Allah et Son Messager leur donnèrent.
Ce qu’Allah et Son Messager leur ont donné :
- inclut également les choses qu’Allah et Son Messager ont permises,
- exclut les choses qu’Il a interdites,
- inclut les choses permises de manière générale, ainsi que celles qu’Il a rendues obligatoires et qu’ll aime.
Allah a rendu la patience obligatoire à celui qui fait face à la difficulté. Il s’agit d’une chose aimée de Lui.
De même, il a également rendu obligatoire la reconnaissance à celui qui reçoit des bienfaits. C’est également une chose qu’Il aime.
Ainsi, il faut nécessairement aimer à la fois la patience et la reconnaissance ainsi qu’agir selon elles.
Cela signifie que toute chose destinée au croyant, bonne ou mauvaise, est nécessairement un bien pour lui si elle s’accompagne de gratitude ou de patience. Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit :
« Tout ce qu’Allah décrète au croyant est un bien pour lui, et cela ne s’applique qu’au croyant. S’il reçoit un bienfait et qu’il s’en montre reconnaissant, alors c’est un bien pour lui et si une épreuve le touche et qu’il l’endure patiemment, alors c’est un bien pour lui. »[2]
Si c’est un bien, alors le bien est bénéfice et faveur, contenant bienfaits et plaisir.
Ainsi, toute destinée écrite pour le serviteur est un bien pour lui s’il l’aborde avec obéissance à Allah et Son Messager.
Ce n’est un mal que pour celui qui l’aborde avec désobéissance à Allah et Son Messager.
Tout dépend donc de l’intention de chacun.
Article tiré du Livre de l’Amour – Éditions Muslimlife
Notes
[1] Sourate 9 : Le Repentir, versets 58-59
[2] Rapporté par Al-Boukhari & Muslim